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Quelques critiques« Cette poésie, celle de Bernard Anton... qui mêle sa voix aux nôtres, porte son poids de mémoire et de blessures, mais est aussi traversée par le merveilleux et l’enchantement des images, et la respiration du vers épouse les souffles de la sensibilité et de la pensée. Le passé est ici exorcisé, et se dit l’espoir que la beauté soit le quotidien et l’avenir de l’homme. Il s’y trouve encore et souvent, dans les mouvances de la forme, une vérité de l’émotion et le miracle de laprésence qui ne trompent pas. » Gaston Miron « Bernard Anton, poète..., s’invente un chant souverain, fluide, où baignent les beautés du monde. Chez lui, la poésie nomme ces « fêlures du temps » contre le mal et l’amertume, contre la violence et la mort. Ces poèmes interrogent la condition humaine à même « la voix de la terre » et « la voix des siècles qui traverse la chair ». On y lit une maîtrise peu commune du langage Jean Royer « Bernard Anton vit en poésie. Vie poétique, vie réelle. Sa vision du monde se construit peu à peu, au fil de ses recueils, en fonction de cette couche spirituelle, invisible, qui entoure le monde. Teilhard l’appelait la biosphère, charge immémoriale de vie. Peu d’êtres ont accès à cet univers de mystères. Peu de poètes, même, souhaitent en franchir les remparts lumineux… C’est ce parcours, difficile entre tous, que Bernard Anton a entrepris de mener, jusqu’à ce que la Maison paraisse à l’horizon. Les mots sont inséparables de ce cheminement, sur la voie de Poésie… Il dit des choses simples, qui paraissent appartenir à la vie quotidienne, d’une voix parfois à peine audible, comme un secret murmuré à l’oreille. Le secret de cette voix, c’est qu’elle n’en reste pas là. Elle parle au cœur. Claudel l’a noté dans L’Épée et le miroir; le cœur entend, lui aussi, il est le réceptacle ultime de la vérité. C’est pourquoi la sagesse a donné le nom d’oreillettes à ces cavités du cœur où s’amassent les secrets essentiels de la vie. C’est peut-être là que vont se loger certains mots, certaines images qui appartiennent en propre au verbe d’enfance de Bernard Anton, puisque, longtemps après la lecture, ils restent et agissent en soi… Sa poésie se situe dans cette zone indéfinissable entre certitude de l’esprit et interrogation du cœur. Il faut aller l’y chercher, pour le complet bonheur de l’un et de l’autre. Dans A une absence, Bernard Anton va encore plus loin dans le dépouillement. Il écrit le poème de ce qui n’est pas dit, de ce qui doit rester derrière ce qu’il appelle « le rempart d’ombre ». Le style de Bernard Anton va directement à l’os. Il ne dit que ce qui est, selon le mode ascensionnel… Comme tous les poètes à tendance mystique, (il) connaît cette loi contradictoire de l’écriture, qui veut qu’on n’accède à l’expression la plus hautement spirituelle que par l’adhésion au réel. On peut attendre beaucoup de qui a déjà beaucoup donné. Bernard Anton, fidèle à l’évolution de son inspiration, répond avec fréquence à son rythme intérieur. Les recueils se suivent, dans les pas les uns des autres. Un dialogue s’établit entre le poète et ses lecteurs fidèles. Poésie d’origine, l’œuvre de Bernard Anton trouvera-t-elle le public qu’elle mérite et qu’elle devrait atteindre de plein fouet ? Il est un poète des grands thèmes : Dieu, la vie et la mort, la nature dans sa munificence humanisée, l’appel des âmes solitaires. Ne serait-ce pas à elles d’abord, privilégiées, que s’adresse ce verbe haut et délicat ? Comme toutes les œuvres ancrées dans un art subtil, celle de Bernard Anton est aussi ancrée dans la permanence. » Jean Ethier-Blais « La principale qualité du recueil de poèmes de Bernard Anton me semble être son sens très sûr du rythme. Il y a là une justesse du phrasé… Il cherche à construire l’harmonie et l’euphorie à même (ou malgré) les fêlures qui sont celles de la conscience et de l’époque… L’écriture cherche ici à métamorphoser le réel, à lui redonner une fraîcheur perdue… » Pierre Nepveu « Les images de Bernard Anton constellent…» François Hébert « Ces poèmes ont le mérite de la simplicité, d’une simplicité ici touchante et naïve, là directe, émouvante… Cette poésie [est] toute frémissante et désarmée… » Jacques Brault « Cela se lit comme une mémoire, un songe, une fontaine. C’est simple, dépouillé. Bernard Anton est un port qui ne lasse, une fêlure que l’on étreint. Seulement pour la porter en soi. S’abreuver d’un «œil triste », infiniment beau tel l’humain qui jette son cri tremblant au silence… C’est la beauté d’une « voix de carpe », d’un oiseau « au col rougi »… C’est une sensibilité qui bouleverse… Ses brisures, ses aubes nous convient à sa poésie, à son heure « derrière nos murs de faïence »… C’est beau comme un enfant qui touche « le haut des arbres et s’invente des ailes »… C’est beau comme un chagrin où poussera une fleur. Je relirai Fêlures d’un Temps pour le plaisir d’entendre « la plainte de l’hirondelle », pour le simple vertige « de suivre la paisible marche des nuages » ou d’y voir « les roses des paupières ». Louise de Gonzague dans Nos livres « [Dans les poèmes de Bernard Anton], nous nous retrouvons face à face avec l’émotion esthétique, le texte qui bouleverse, qui nous fait dire Oui !… Il nous offre tout récemment, un livre de chevet, un coffre de trésors, une petite anthologie du Beau, un recueil de poèmes d’une densité exemplaire, d’une grande richesse et d’une grande variété : Fragments arbitraires publié aux éditions Trois… Ces vers débordent de bonheur, de joie de vivre. On y trouve une grande économie de mots et de moyens… C’est que le secret de Bernard Anton, son art poétique, réside dans son authenticité, dans sa plongée au fond de lui-même, de son vécu, du réel. Bernard Anton écrit avec sa chair et ses sens. Voilà quelques mots-clefs qui pourraient mieux définir sa poésie : douceur, transparence, subtilité. Cette voix rare, qui ne ressemble à nulle autre, ces poèmes uniques, sensibles, donnent l’extase, l’amour et la fraîcheur de vivre. » Hélène Naccache dans Le Littéraire de Laval « Avez-vous lu Les anémones, ce long poème en prose de Bernard Anton ? L’histoire se déroule dans une sorte de paradis terrestre ou terre céleste. La nature fortement présente, agissante, ainsi que l’écriture fluide et transparente créent une atmosphère de félicité et de magie. Les êtres qu’on y retrouve se fondent dans le décor… Nous n’avons jamais lu un livre où les arbres jouissent d’une si grande importance. Dans Les anémones, ils deviennent les personnages principaux de l’histoire, malgré leur mutisme et leur agir discret… Bernard Anton les décrit comme des êtres vivants, munis d’une extrême conscience. Ils sont les « sages mages du paysage »… L’écriture se fait souple et plastique… Et le plaisir continue tout au long de ces 98 pages qui célèbrent l’amour, pages ponctuées d’une façon inusitée… Laissez-vous bercer par le flot, les images et chaque mot de cette anémonité. » Hélène Naccache dans Brèves littéraires « Il redonne une noblesse à notre hiver… Il en fait ressurgir des beautés que nos pauvres carcasses obsédées par le Club Med ont depuis longtemps oubliées… Ce magicien réussit à transformer l’hiver en volupté… Son secret pour apprivoiser le froid : l’amour… » Lucie Joubert, dans Estuaire « En prenant le risque de la simplicité, l’auteur réussit à produire de beaux moments de lecture. Les thèmes les plus présents sont ceux qui ont trait à la relation amoureuse, à la nature et au temps. Le bonheur partagé avec l’autre semble être ce qui va faire oublier le passé douloureux : « Je découvre avec toi la musique inutile / de la nuit du vent du paysage»… » Donald Alarie dans La Poésie au Québec « Sa poésie sait marier le céleste et le terrestre et donner aux mystères de la vie un ton universel. » Réginald Hamel dans Dictionnaire des poètes d’ici « Bernard Anton devient un arbre, une fleur et laisse parler son cœur, ce qui donne place à la poésie. Une pensée, une phrase, le plus succint possible, nous interpelle, nous amène à méditer. » Ghislaine Néron dans La Vallée « Tout chez Bernard Anton respire l’enfance et ses principales caractéristiques : la spontanéité, la belle naïveté, la capacité d’émerveillement, l’imagination fertile… » Michel Gingras dans le Journal Le Nord « Ce sont des contes sur l’art d’être heureux. » Paul-André Proulx « Bernard Anton (...) est un contemplatif, chez lui le paysage fait partie intrinsèque de la mouvance des images. Les arbres, les oiseaux, les étoiles... Douleur larvée qui soutient le regard et l'émotion matérielle, une sorte de chant du monde qui prendrait en compte la beauté... La quête de Bernard Anton (dans Beauté perforée) tient à cette volonté de connaître sa place exacte dans l'univers et de découvrir ce qui l'accorderait à l'unisson cosmique. » Hugues Corriveau « Bernard Anton (Ben) possède incontestablement un sens très sûr du rythme et de la prosodie. Par son verbe fluide, il s’impose comme un virtuose de la langue française… Ce poète du quotidien et des profondeurs nous interpelle sans cesse, nous éveille, nous ramène à l’essentiel. » A propos de Slams polygames. Pierre Cadieu Etc. Voir aussi les appréciations des spectateurs à la fin de l'onglet SLAMS DE L'ÂME |
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